Travailler par forte chaleur

photo : Asier_relampagoestudio – Freepick.com

Lors de journées inhabituellement chaudes, l’organisme est fortement sollicité : modifier son comportement et adopter certains réflexes dans son quotidien permettent de mieux supporter cette nouvelle contrainte.

Si le code du travail n’indique aucune température au-delà de laquelle il n’est plus possible de travailler, l’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité de ses salariés. L’entreprise peut poursuivre ses activités tout en limitant les risques d’accidents, en agissant sur les conditions et l’organisation du travail.

 

 

L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) rappelle que le travail au-dessus de 33 degrés présente des dangers. 

La CNAMTS (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) préconise l’évacuation des salariés travaillant dans des bureaux au-delà d’une température ambiante de 34° degré C.

Effets sur la santé

Fatigue, sueurs, nausées, maux de tête, vertige, crampes… Ces symptômes courants liés à la chaleur peuvent être précurseurs de troubles plus importants, voire mortels : déshydratation, coup de chaleur. Les effets du travail par fortes chaleurs sur la santé sont plus élevés quand les personnes ne sont pas acclimatées et lorsque se surajoutent des facteurs aggravants comme la pénibilité de la tâche ou le travail en extérieur. Il est particulièrement important que les salariés soient informés des risques liés à la chaleur, des mesures de prévention à adopter et des premiers secours.

Comment prévenir ?

La prévention la plus efficace conduit à éviter ou au moins à limiter le travail en extérieur par fortes chaleurs. En période de canicule, des mesures préventives simples et efficaces permettent de remédier aux effets de la chaleur.

L’employeur peut :

  • organiser le travail de préférence aux heures les moins chaudes,
  • effectuer une rotation des tâches avec des postes moins exposés,
  • augmenter la fréquence des pauses,
  • limiter le travail physique,
  • installer des sources d’eau fraîche à proximité des postes de travail,
  • aménager des aires de repos climatisées ou des zones d’ombre…

Le salarié peut :

  • porter des vêtements légers et de couleur claire qui absorbent l’humidité. Se couvrir la tête en cas de travail en extérieur ;
  • boire de l’eau régulièrement, même en l’absence de soif. Eviter les boissons alcoolisées ; en cas de risque de déshydratation importante : boire des jus de fruit ou de légume ainsi que des eaux riches en sel. Manger du pain, des soupes froides, des fruits secs ;
  • faire des repas légers et fractionnés…

source : INRS

 

 

publié le 20/06/2017