Cancer du sein et travail, parlons-en !

La campagne Octobre rose  est l’occasion d’insister sur le risque de cancer du sein encouru par les femmes qui travaillent de nuit : il augmente de 30 % par rapport aux autres femmes*, d’autant plus lorsque le travail de nuit a lieu avant la première grossesse.

Travailler de nuit perturbe le rythme biologique. Ce rythme appelé « circadien » (contrôlant l’alternance veille-sommeil) régule de nombreuses fonctions biologiques et est altéré chez les personnes travaillant la nuit ou avec des horaires décalés. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer les associations observées entre le travail de nuit et le cancer du sein : l’exposition à la lumière durant la nuit qui supprime le pic nocturne de mélatonine et ses effets anti-cancérigènes; la perturbation du fonctionnement des gènes de l’horloge biologique qui contrôlent la prolifération cellulaire ; ou encore les troubles du sommeil pouvant affaiblir le système immunitaire.

Pour limiter les risques liés au travail de nuit, il est nécessaire d’adapter son alimentation et son sommeil. Des conseils sont donnés par notre équipe médicale aux salariés concernés, synthétisés dans un dépliant de prévention remis en fin de visite.

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Le suivi individuel des travailleurs de nuit

Les salariés qui travaillent de nuit ont, depuis le 1er janvier 2017, un suivi individuel hors risques particuliers. La visite d’information et de prévention initiale a lieu avant la prise de poste et doit être renouvelée tous les 2 ans.

 

* Etude CECILE de l’INSERM menée entre 2005 et 2008.

publié le 03/10/2017